Un projet de refonte du site Web monopolise la promo





Interview de Olivier Laleu, enseignant en économie et en gestion à SUP'Internet.
Diplômé de l'Université Paris-Dauphine, Olivier Laleu s'intéresse à l'économie des réseaux et à la finance. Il enseigne les mathématiques financières à l'ISEG Finance School - Campus de Paris et l'économie et la gestion à SUP'Internet. En dehors des cours, il développe un site de partage de connaissances, en PHP.
En quoi consistent vos cours à SUP'Internet?
Le cours d'économie et gestion est orienté vers l'économie du numérique et plus spécifiquement vers le financement de projets. Une entreprise numérique bien portante est aujourd'hui en perpétuelle création de projets. Il est donc important de bien comprendre les différents modes de financement auxquels un entrepreneur peut recourir. Doit-il faire appel aux réserves financières de l'entreprise, au capital-investissement, au crédit bancaire, aux actionnaires? Différents outils permettent d'orienter ces choix. Un point clé réside dans les relations humaines. Les stratégies et coûts d'information sont très différents selon que l'on s'adresse à un banquier, un capital-risqueur ou à un actionnaire.
Le cours est en relation avec l'actualité économique et numérique. Les exemples sont là, sous nos yeux. Les entreprises Internet naissent, entrent en bourse, fusionnent... Tout cela crée énormément de valeur mais aussi beaucoup d'interrogations. Le cours est donc très ouvert aux questions des étudiants sur les évènements les plus récents.
En quoi est-elle importante et utile pour les étudiants de l'école?
Les étudiants de SUP'Internet ont un esprit très créatif. Il est important que cet état d'esprit s'accompagne d'une bonne connaissance de l'environnement économique et numérique actuel. Le cours a donc vocation à former de véritables acteurs polyvalents du monde numérique. Les étudiants de SUP'Internet ont ce double regard : un regard porté sur les techniques numériques, et un regard porté sur l'économie de l'Internet. Les entreprises du secteur numérique ont besoin de s'appuyer sur ce capital humain, très complet.
En quoi la pédagogie de SUP'Internet est-elle adaptée aux métiers du web ?
Les métiers de l'Internet se sont démultipliés ces dernières années; développeurs, traffic managers, analystes web,... Une entreprise web est un véritable travail d'équipe. SUP'Internet permet aux étudiants d'intégrer ces différents métiers, mais également d'acquérir une vision très ouverte sur l'industrie numérique. Ce non cloisonnement dans une spécialité permet d'obtenir l'autonomie nécessaire pour évoluer dans un univers numérique très changeant.
Qu'est-ce qui vous a marqué le plus durant cette première année à l'école?
Les étudiants de SUP'Internet ont été invités à une conférence dédiée au capital-investissement, organisée par leurs camarades de l'ISEG Finance School - Campus de Paris, et animée par Claude Askolovitch, reporter au Point. Lors du cocktail, les étudiants SUP'Internet ont pu s'entretenir avec Gonzague de Blignières, grand investisseur européen et président du réseau Entreprendre ou Olivier Goy, président directeur général d'123Venture, qui emploie par ailleurs des étudiants du Groupe IONIS. Ces échanges ont été l'occasion pour les étudiants de SUP'Internet de mettre le cours en pratique.
Le 11 avril, les étudiants de SUP'Internet ont pu découvrir de façon concrète les métiers du web lors d'une immersion d'une journée auprès des professionnels de Bouygues Telecom.
SUP'Internet a souhaité faire découvrir à ses étudiants les métiers du web de façon concrète. Le 11 avril, six d'entre eux, représentant leur promotion, ont vécu une véritable immersion au sein de Bouygues Telecom et ont pu échanger avec des collaborateurs exerçant des postes de community manager, de responsable communication en ligne, de chargé de e-reputation...

Etudiants et professionnels en pleine discussion, lors de la visite
Se plonger au cœur des enjeux des métiers du Web
Cette rencontre avec des professionnels du Web a permis aux étudiants, suivant actuellement l'un des trois bachelors de SUP'Internet, de mieux comprendre les problématiques des entreprises et d'échanger sur les métiers qui seront peut-être les leurs demain.
Ophélie Brice, étudiante en design à Sup'Internet, revient sur son expérience : « j'ai pu discuter avec un concepteur ayant travaillé sur le site B&you et je me suis renseignée sur les différentes étapes de réalisation du site. J'ai été rassurée de voir que toutes les compétences requises pour travailler dans le web sont celles que nous apprenons à l'école. Nous avons aussi parlé de l'importance de la veille dans nos métiers et l'avenir du Web. Je suis plutôt contente de cette journée, j'ai eu de nombreux conseils pour pouvoir affiner mon projet professionnel et j'y vois désormais plus clair. »

Photo de groupe chez Bouygues Telecom avec les étudiants de SUP'Internet
Se mettre au diapason des besoins de l'entreprise
« Le secteur évolue très vite. Il y a 2 ans, nous n'avions pas encore de community manager ni de traffic manager, a expliqué Pierre Schaller, le directeur Internet de l'opérateur. Une telle initiative peut aider les étudiants à mieux se projeter dans ces métiers ». « Nous recherchons des profils transverses, capables de dialoguer avec les métiers de l'entreprise », a précisé Jérôme Barbier, le directeur développement RH de Bouygues Telecom.
« Ce genre de rencontres est typique de ce que les entreprises membres du « Club des Partenaires » de SUP'Internet sont en mesure d'apporter à l'école, commente Fabrice Bardèche, le directeur général de l'école : de l'expérience, une bonne orientation sur les métiers, une validation professionnelle de la stratégie de formation, la mise à disposition d'intervenants de qualité, pertinents et aguerris. »
Lors des Open du Web du 14 mars, deux élèves de l'école sont arrivés parmi les premiers classés de la compétition.
Benjamin de Bernardi et Guillaume Tellier (SUP'Internet promo 2014), 18 ans, élèves en première année du bachelor Développement et Technologies du Web, sont arrivés respectivement 3e et 6e de la compétition sur 42 candidats aux Open du Web qui se sont tenus le 14 mars à la Cantine (Paris 2e) - l'un des coeurs actifs de l'ecosystème Internet.
Organisés par l'agence Web parisienne Moon Websites, les Open du Web sont un événement à destination de tous les spécialistes du Web. Le concours est une occasion pour chacun de mettre en avant son talent, sa polyvalence ou spécialité, quel que soit son niveau de diplôme ou d'expérience, devant un jury de spécialistes. Les amateurs et les professionnels du Web peuvent ainsi obtenir un retour sur leurs compétences et une reconnaissance de leur talent dans les disciplines des métiers du Web, telles que le développement, l'intégration, l'administration système, le référencement naturel et le webdesign.
Des résultats convaincants
Dans chaque catégorie, le concours propose des exercices de plus en plus difficiles. Il s'agit pour les candidats de résoudre le maximum d'épreuves, toutes catégories confondues, dans le temps imparti (2 h 30). L'ensemble des résultats est ensuite évalué et classé par un jury de spécialistes de la discipline. Pour Gaël Coat, directeur délégué de l'école, « les résultats de nos deux étudiants démontrent la progression importante déjà réalisée au milieu de leur première année ainsi que leur capacité précoce à rivaliser avec des développeurs aguerris et à bénéficier d'une reconnaissance de la part de professionnels du secteur. »
Guillaume Tellier est revenu enchanté des Open du Web : « depuis ma rentrée à SUP'Internet, je ne suis pas déçu, la formation répond à toute mes attentes et j'ai voulu tester mes capacités et connaissances en prenant part aux Open du Web. J'y ai été simplement pour voir et non pour gagner absolument, je savais que les participants étaient soit des étudiants soit des professionnels. D'ailleurs, la plupart étaient plus âgés que moi. J'ai fini 6e sur 42 participants. J'ai été un peu surpris de ma performance c'est vrai, mais d'un autre côté je peux me rendre compte de la qualité de ma formation à SUP'Internet. »
Benjamin De Bernardi renchérit : « grâce à ce concours, j'ai pu trouver mon stage de fin d'année. J'ai aussi pu remarquer que dans le monde du Web, même les professionnels peuvent se faire battre par un jeune débutant de 18 ans. Pour la suite, je vais essayer de participer à la 2e édition du concours en juin et de continuer ma formation dans l'entreprise que j'ai trouvée via la 1re édition. »
Photo : © Moon Websites
Le 14 avril, le président de la République et la ministre Nathalie Kosciusko-Morizet, ancienne secrétaire d'Etat à l'économie numérique, sont venus à la rencontre des étudiants.
Le 14 avril en fin de matinée, le président de la République, Nicolas Sarkozy, précédé par la ministre Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole du candidat et ancienne secrétaire d'Etat à l'économie numérique, se sont rendus sur le Campus Numérique de IONIS Education Group du Kremlin-Bicêtre qui, avec 7 000 élèves, constitue le plus grand regroupement d'élèves en formation pour les différentes filières du numérique. Les écoles SUP'Internet, EPITA, Epitech, e-artsup, ETNA et la Web@academie, ainsi que Melty Network, la société de média fondée par Alexandre Malsch, diplômé d'Epitech et vice-président du Conseil National du Numérique forment un cluster dont la dynamique se pose en exemple.

Nicolas Sarkozy avec les étudiants, par Bertrand Saraiva (Epitech promo 2011)
Nicolas Sarkozy, accueilli par le vice-président exécutif du Groupe IONIS, Fabrice Bardèche, et Alexandre Malsh, a pu échanger avec les étudiants et s'est fait interviewer par la rédactrice en chef de Melty, Pascale Erblon, à propos de son regard sur l'éducation et sur le numérique. Nathalie Kosciusko-Morizet s'est longuement arrêtée sur les projets présentés par les élèves du Campus.

Nathalie Kosciusko-Morizet, attentive, par Bertrand Saraiva (Epitech promo 2011)
Au cours de son interview, le président de la République a mis l'accent sur la passion des étudiants du Campus et sur l'importance du numérique dans la nouvelle société. Il a d'abord rappelé que le numérique représentait 5,5 % de la richesse nationale et un secteur porteur, résistant à la crise, avec 70 000 offres d'emplois non satisfaites, puis a poursuivi : " La leçon de la vie est de raisonner en termes de passion. L'aventure que vous, vous vivez dans le domaine du numérique est extraordinaire. Je vois lorsque vous en parlez que vous êtes passionnés. (...) Ceux qui y travaillent sont les nouveaux inventeurs, les nouveaux promoteurs, les hommes forts de demain. (...) Le numérique, c'est les valeurs du partage, c'est comme l'Amérique, une société où tout est possible. (...) Pour les jeunes, le numérique est un accélérateur d'émancipation et de responsabilité."
Interview de Gael Coat, directeur délégué de SUP'Internet, chargé de la pédagogie de l'école et professeur de programmation.
Gael Coat, diplômé d'Epitech 2006 et fondateur de son laboratoire de développement Web, le Web Dev Lab, occupe aujourd'hui le poste de directeur délégué et est, entre autres, chargé du pilotage de la pédagogie de SUP'Internet.
En quoi consiste la matière que vous enseignez à SUP'Internet ?
En tant que professeur j'enseigne aux étudiants du Bachelor "développement et technologies du Web" les fondamentaux de la programmation et de la conception technique de solutions Web grâce à la découverte par la pratique du langage PHP. J'encadre également la "semaine immersive Web", une session intensive d'une semaine permettant à tous nos étudiants d'acquérir les bases des langages HTML, CSS et Javascript dès la rentrée d'octobre.
La maîtrise des technologies de base du Web (HTML, CSS, Javascript) est essentielle pour être un professionnel pertinent dans ce domaine. Quel que soit le métier visé, c'est bien entendu une base vitale pour les développeurs mais les profils business et design se doivent de les maîtriser également. Concernant le PHP, c'est le "langage école" à Sup'Internet, c'est à dire le premier langage de programmation abordé dans le cursus, ce module est donc un des plus important pour nos futurs développeurs car il leur apporte les méthodes et bonnes pratiques inhérentes au développement de solutions Web qui pour la plupart seront applicables avec d'autres technologies.
Quelles sont les particularités pédagogiques de l'école ?
Avant tout : l'apprentissage par la pratique. La théorie brute arrive toujours en dernier, pour lisser les acquis issus de l'expérimentation et de la recherche personnelle. L'essentiel de l'apprentissage se fait lors de la réalisation de projets complets faisant appel au bases des cours précédents et comprenant systématiquement de nouveaux éléments afin de stimuler leur capacité d'adaptation et les habituer à appréhender fréquemment de nouveaux concepts technologiques comme ils devront le faire tout au long de leur carrière.
En quoi le dispositif pédagogique global de SUP'Internet vous parait-il adapté à la formation aux métiers du web ?
En particulier grâce au cours et projets dits "transversaux", c'est à dire qui mobilisent dans une même équipe des étudiants de nos trois bachelors : des développeurs, des webdesigners et des profils business. Ces dispositifs pédagogiques donnent une vision concrète et pragmatique des autres corps de métier du web, nos étudiants sont donc très rapidement aptes à collaborer efficacement avec des profils qui diffèrent du leur, une qualité qui fait cruellement défaut chez la plupart des professionnels du secteur.
Qu'est-ce qui vous a marqué durant cette première année à l'école ?
L'implication et le potentiel de nos étudiants. La sélection des candidats à l'entrée de l'école a porté ses fruits : toute l'équipe pédagogique a été agréablement surprise par les capacités et la maturité des étudiants de notre première promotion, ils ont poussé la barre plus haut que nous l'avions placée alors que nous avions fixé des objectifs pédagogiques particulièrement ambitieux. Nous sommes fiers de leur réussite dont dépend directement l'objectif assumé de SUP'Internet : devenir par la voie de l'excellence, la meilleure école en France préparant aux métiers du Web.
Venez nous rencontrer le lors de notre Journée Portes Ouvertes!
Lors de cette journée d'échanges, vous pourrez :
SUP'Internet fait partie du campus technologique du Groupe IONIS au sein duquel se trouvent également trois écoles d'ingénieurs (EPITA, ESME Sudria, IPSA) et 5 écoles d'expertise (Epitech, e-artsup, Sup'Biotech, Ionis-STM, ETNA).
Adresse :
24, rue Pasteur
94270 Le Kremlin-Bicêtre
Tel. : 01 80 51 71 36
Accès :

En s'associant à e-artsup et SUP'Internet autour d'un cycle de conférences sur la création des médias numériques, EspritBD souhaite, en marge de la plateforme, promouvoir concrètement la BD numérique auprès de jeunes dessinateurs. Le cycle "Créer pour les médias numériques" se divise en deux parties : une partie didactique, avec deux formations sur l'outil Comic Composer et une partie prospective, avec une conférence sur ces nouvelles formes de création. Toutes ces rencontres sont ouvertes au public et gratuites, les inscriptions sont ouvertes.
Pour vous inscrire aux formations du 20 et du 27 mars, cliquez ici.
Pour vous inscrire à la conférence du 12 avril, cliquez là.
Voici le programme détaillé du cycle :
![]()
• Mardi 20 mars, à partir de 18 h, sur le Campus d'e-artsup et de SUP'Internet, au Kremlin Bicêtre (porte d'Italie) : Formation sur Comic Composer, le mode Page, par les auteurs de la Digi-Team, Lommsek (Shaïzeuh, Qocha, Ed. Manolosanctis, et La Ligne Zéro, Ed Warum) et Christophe Bataillon (Intempéries, Nos cousins les dinosaures, Ed. P'tit Glenat, 1, 2, 3 soleil - La Terre se réchauffe, textes F.Thinard, Ed. Gallimard Jeunesse Giboulées, et collaborateur régulier de Spirou magazine) et Alison Reber d'Aquafadas.
• Mardi 27 mars, à partir de 18 h, sur le Campus d'e-artsup et de SUP'Internet, au Kremlin Bicêtre (porte d'Italie) : Formation sur Comic Composer, le mode Animé, par les auteurs Lommsek, Christophe Bataillon et et Alison Reber d'Aquafadas.
• Jeudi 12 avril, de 19 h à 21 h 45, à l'amphithéâtre de l'ISEG (Institut Supérieur Européen de Gestion) Paris : Conférence "BD : La création pour les médias numériques", à l'amphithéâtre. En présence de Thomas Cadène (auteur, Les Autres Gens), Thomas Mathieu (auteur, Bimbos VS Chatons Tueurs, Ed. Manolosanctis; Les drague-Misères, Ed. Delcourt), Malec (auteur, Turbomedia), Julien Falgas (chercheur, Pilmix, Webcomics, Abdel-Inn), Anthony Rageul (chercheur, auteur de Prise de Tête), Allison Reber (Responsable de la communication d'Aquafadas, AveComics) et Pierre Yves Gabrion (auteur, BD Nag, L'homme de Java, Ed. Vents d'Ouest, Scott Zombi, Ed. Casterman).
